Je découvre comment composter en vidéo

Découvrez en 2 minutes les règles d’or pour réussir son compost : matériel nécessaire, quels déchets composter, manipulations, utilisation du compost mûr…

Je m’équipe d’un composteur

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Quels déchets composter ?

Les règles d’or pour réussir son compost

Les micro-organismes travaillent pour vous et décomposent vos déchets organiques. Ils ont besoin de nutriments équilibrés, d’eau et d’oxygène !

Récolter votre compost

Le compost est prêt quand il est brun foncé, et sent le « sous-bois ». Cela prend généralement 8 à 12 mois.

L’idéal est d’épandre le compost à l’automne, mais il peut également être utilisé toute l’année suivant sa maturité et son utilisation.

Le compost peut être étalé sur le sol (1 à 5 cm d’épaisseur) ou au pied des plantes (potager ou arbre). Il sera soit laissé en paillis, soit incorporé en griffage dans les 5 à 10 premiers cm du sol. Ne pas l’enfouir.

Pour les semis ou les jardinières, procédez toujours à un mélange d’1/3 de compost mûr – 1/3 de terre – 1/3 de sable grossier ou terreau

Foire aux questions

Les “mauvaises herbes” sont compostables mais peuvent se disséminer dans votre potager si elles étaient montées en graine. Dans un composteur collectif ou industriel, la montée en température liée au compostage pourra détruire les graines, mais rarement dans un compostage domestique. Éviter donc de déposer des mauvaises herbes en graine, ou utiliser le compost après une longue maturation.

Tout est une question d’équilibre ! Attention aux excès d’herbe fraîche…
Il est très technique de composter du gazon dans un bac. Nous recommandons de le laisser sur place (tonte mulching) ou de l’utiliser en paillage (au potager par exemple, en recouvrant votre sol de 2-3 cm).
Si vraiment vous souhaitez le composter, il faut le laisser sécher quelques jours au soleil avant ou le mélanger avec beaucoup de matière structurante. En période chaude, cela peut permettre de rajouter de l’humidité dans les composts trop secs en mélangeant bien.
Les tontes de gazon sont très riches en eau et en azote. Si vous en ajoutez en grande quantité, vous allez étouffer votre compost : l’herbe fraîche compacte le tas et crée un milieu anaérobie (sans oxygène), source de méthane (gaz à effet de serre) et de mauvaises odeurs.

Oui, mais avec précaution, notamment pour les litières d’animaux carnivores comme les chats. Les litières d’origine végétale sont en elles-mêmes compostables. Cependant, les excréments d’animaux carnivores peuvent contenir des agents pathogènes (comme ceux responsables de la toxoplasmose), présentant un risque pour la santé humaine.
Il est donc possible de composter ces litières à condition de respecter certaines précautions :

  • réserver l’usage de ce compost aux plantes d’ornement uniquement, et éviter son utilisation au potager ;
  • ou de laisser le compost mûrir pendant au moins deux ans avant toute utilisation, afin de permettre la destruction des germes pathogènes,
  • manipuler le compost avec des gants pour limiter tout risque de contamination.

Oui et non : il est déconseillé de composter la viande crue, qui peut contenir des agents pathogènes pour l’homme. En revanche, les restes de viande cuite peuvent être intégrés au compost, à condition de bien les enfouir au cœur du tas et de les mélanger avec des matières sèches (broyat, feuilles mortes, carton). Cela permet de limiter les odeurs et de favoriser une bonne décomposition.

Les odeurs de pourri apparaissent souvent quand le compost est trop humide ou compacté. Il manque d’oxygène dans la matière et les décomposeurs meurent, la fermentation anaérobie (dégagement de méthane, gaz à effet de serre).
Solutions :

  • Ajouter des matières sèches pour absorber l’excès d’humidité,
  • Aérer régulièrement,
  • Alterner couches humides et sèches.

Pour mieux maitriser le processeur de compostage, fermer toujours votre couvercle du composteur et éviter ainsi le lessivage par les pluies.

Si vous pouvez presser un poing de compost et qu’il s’écoule un peu d’eau, c’est trop humide. Si le tas s’effrite en poudre, c’est trop sec.

  • Idéal : le compost doit être humide comme une éponge essorée, ni sec ni détrempé.
  • Trop sec ? Ajoutez des matières humides : épluchures, marc de café.
  • Trop humide ? Ajoutez des matières sèches : feuilles mortes, carton déchiqueté, broyat de branches.

La durée de compostage dépend de plusieurs facteurs : matières utilisées, humidité, aération, température et taille du tas. De plus, un compost peut être utilisé à différents stades de maturité : jeune ou « mûr », ses propriétés seront différentes.

Combien de temps ça prend ?
Environ 6 mois pour un compost jeune à 12 mois pour un compost mature.

Un compost mûr se reconnaît à ces caractéristiques :

  • Aspect : matière sombre, homogène, ressemblant à de la terre forestière, peu de vers et insectes.
  • Odeur : agréable, “de sous-bois”, sans odeur forte.
  • Texture : friable, s’émiette facilement, sans gros morceaux reconnaissables.

Un compost jeune (éléments partiellement décomposés, présence de nombreux vers et insectes décomposeurs) stimulera plus la vie du sol mais sera plus agressif pour les plantes. Préférez un compost bien mûr pour les semis ou les jeunes plantes

Le compost est à la fois :

  • un « engrais » : qui apporte au sol les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin
  • un amendement organique : améliore les propriétés physiques et biologiques du sol. Le compost aide notamment à ameublir le sol et contribue à une meilleure rétention de l’eau (moins d’arrosage nécessaire pour les plantes).

Le compost est étalé sur le sol (1 à 5 cm d’épaisseur) ou au pied des plantes (potager ou arbre). Il est soit laissé en paillis, soit incorporé en griffage dans les 5 à 10 premiers cm du sol.
Il peut aussi être mélangé à la terre avant ou au moment des plantations
Ce paillage en matière organique permet de garder le sol humide, limite la pousse des mauvaises herbes, fournit des nutriments au fur et à mesure de sa décomposition.

Quantité à appliquer
En moyenne : 1 à 3 cm d’épaisseur sur les massifs ou potager. Mais toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins en compost !
Pour un potager très gourmand (tomates, courges, rhubarbe, pomme de terre, petits fruitiers …), vous pourrez mettre 3 cm de compost, tandis que sur des plantes non exigeantes en matière organique (ail, ognons, radis, plantes aromatiques…), il faut limiter l’apport en compost (aucun ou faible quantité).

  • L’automne ! c’est la période la plus propice pour épandre votre compost jeune ou semi-mur sur votre potager ou petits fruitiers. Étaler sur le sol ou griffer sur 5 -10 cm votre sol pour l’incorporer. Ces apports aident votre sol ou vos plantes à reconstituer leurs réserves pour l’année suivante.
  • Le printemps est également une bonne période pour ajouter du compost mûr en paillage sur vos pantes gourmande en matière organiques.
  • Toute l’année en paillage autour de vos arbres ou arbustes : ajout de compost possible, sauf en période de gel prolongé.

Les moucherons aiment les déchets frais et humides, surtout les épluchures de fruits.
Ils font partis du cycle de décomposition. Mais s’ils deviennent gênants, voici des solutions à mettre en place pour maîtriser leurs populations :

  • Recouvrez les matières humides avec une couche de broyat ou de carton,
  • Évitez d’entasser trop de déchets en une seule fois,
  • Aérez régulièrement le compost.

Le compost est trop sec et peu brassé.
Pour les faire partir, arroser légèrement ou ajouter plus de déchets humides (épluchures, restes végétaux, tonte en fine couche…). Vous humidifierez ainsi le compost et rendrez le milieu défavorable aux fourmis. Brasser plus régulièrement, les fourmis fuient les zones dérangées.

Astuce générale
Un compost actif, bien aéré et équilibré attire moins de nuisibles. Les micro-organismes effectuent le travail et transforment rapidement vos déchets en terre fertile !

Non, la mise en place d’un composteur ne signifie pas une prolifération de rongeurs.
Si vous voyez des rongeurs dans un composteur, c’est qu’ils étaient déjà présents sur le site avant. Pour éviter leur installation : effectuez des brassages réguliers et installez une grille métallique au fond du composteur.

Les gros vers blancs présents dans les composteurs sont des larves de cétoine dorée. Elles décomposent les feuilles mortes, le bois pourri et le terreau. Elles sont utiles au processus. Laissez-les dans le compost !

À ne pas confondre avec les larves de hanneton, mal-aimée des jardiniers, car vorace de racines de légumes. Très semblables d’aspect, elles n’évoluent pas dans les mêmes milieux : celle qui sera présente dans le compost est bel et bien la larve de cétoine.

Depuis le 1er janvier 2024, les communes et intercommunalités ont l’obligation de proposer aux habitants une solution de tri et de valorisation de leurs déchets alimentaires.
Quant aux habitants, ils n’ont pas d’obligation à trier et valoriser leurs biodéchets. Le choix de composter permet néanmoins de valoriser cette matière organique précieuse pour nos sols, et de réduire les quantités de déchets dans vos poubelles.
Composter permet donc d’éviter de valoriser énergétiquement (incinération) un déchet qui peut naturellement se transformer en engrais et nourrir vos plantes et jardins.